22 octobre 2009
Elend
Mariage de musiques contemporaine, classique et gothique, Elend dérange les genres mais invente l’art majeur au sein de la famille Métal. On connait le penchant naturel des groupes de forgerons à réinterpréter (avec plus ou moins de bonheur !) leurs morceaux noyés sous plusieurs couches symphoniques, mais là, rien de tel. On parle de création. Formation franco autrichienne, Elend est la bande son putative du film Highway to Hell. Le dernier orchestre avant la fin du monde. Pour écouter le groupe, oubliez vos préjugez, fermez les yeux et partez loin, très loin en Nouvelle Zélande au pays des Hobbits. Notamment avec "A World In Their Screams" dernier opus d’Elend et ultime volet de la trilogie du Cycle Des Vents qui devait initialement en compter trois. Mais sachez que vous n’êtes pas seul à apprécier leur travail : chaque album s’écoule entre 5 000 et 25 000 exemplaires. Pas si underground que ça pour un groupe sans guitare !
A ranger entre Wagner et Schizotrope III
A écouter sur Myspace
Que sont-ils devenus ?
Iskandar Hasnaoui se consacre à plein temps à son side project Ensemble Orphique.
Fiche technique d’Elend
Quand : entre 1993 et 2007
Site internet
Genre : Métal sans guitare
Line up
Iskandar Hasnaoui (Chant, Multi-instrumentistes) - Sébastien Roland (Chant, Claviers) - Renaud Tschirner (Chant, Multi-instrumentistes)
Ont également joué : David Kempf (Violon de 2000 à 2007), Eve-Gabrielle Siskind (Soprano de 1994 à 1995), Nathalie Barbary (1995-2003), Esteri Rémond (2003 à 2007), Laura Angelmayer (2005 à 2007).
Albums
1998 : “The Umbersun”
2003 : “Words devouring men” (Holy Records)
2004 : “Sunwar the dead” (Holy Records)
2007 : “A world in their screams” (Holy Records)
11 octobre 2009
Eiffel
Eiffel a longtemps trainé l’image du clone presque parfait de Noir Désir : voix du chanteur, puissance des guitares, ville d’origine… Bref, Eiffel a du mal à trouver une place originale dans le paysage rock bordelais et français. Mais, c’est sans compter la pate du chanteur, guitariste, compositeur Romain Humeau qui insuffle dans l’écriture des morceaux ce grain de folie iconoclaste qui finit par signer et personnaliser l’univers du groupe. Car il est vrai qu’Eiffel doit beaucoup à la forte personnalité et à la créativité bouillonnante de son leader charismatique. D’ailleurs, l’amitié entre Romain Humeau et Bertrand Cantat (chanteur de Noir Désir) n’est un secret pour personne et conduit même à de fréquentes collaborations entre les deux groupes, dont le dernière en date n’est autre que la présence de Bertrand Cantat dans les choeurs du très engagé morceau « A tout moment la rue », extrait de l’album éponyme d’Eiffel sorti en 2009.
Autre piège à éviter : l’origine du nom. Rien à voir avec le célèbre architecte ferrugineux, mais bonne pioche si vous citez une chanson des Pixies. Ceux qui évoquent Oobik & the Pucks auront aussi un lot de consolation puisqu’il s’agit du premier groupe des quatre membres originels d’Eiffel, mais également de Sylvain Taillet, producteur de l’époque et aujourd’hui manager.
Pourtant, le changement de nom conduit rapidement au changement de personnel avec l’arrivée de Damien Lefèvre à la basse en lieu et place de Fred Vitani. Et c’est cette nouvelle formation qui fait la première partie des Cramps à l’Elysée-Montmartre en avril 1998. Quelques mois plus tard le maxi « L’affaire » est auto édité. Un choix assumé et revendiqué tant Eiffel est adepte du Do It Yourself. Une volonté de contrôle qui les pousse en 2000 à choisir Labels, une maison de disque indépendante, et à refuser la proposition d’EMI. Aléa des algorithmes économiques, Labels est ensuite racheté par Virgins… Qu’importe, « Abricotine & Quality Street » précède de quelques mois le premier album des bordelais. En 2002, « Le ¼ d’heure des ahuris » confirme cette volonté d’échapper au format rock français en explorant - parfois – de puissantes contrées noisy, les poussant loin des standards du genre. La presse les suit ; le public en fait autant. Résultat : le premier album live est enregistré en 2004 aux Eurockéennes de Belfort avec Emiliano Turi à la batterie. Un témoignage vidéo qui marque aussi le début d’une pause de deux ans. Chacun vaquant à ses occupations. Romain Humeau en profitant pour sortir son album solo et Damien Lefèvre pour rejoindre Luke.
C’est donc un Eiffel new look qui rentre en studio à Bruxelles en 2006 pour enregistrer le troisième album. En effet, autour du couple Humeau, on trouve désormais Hugo Cechosz à la basse et Emiliano Turi à la batterie, remplacé sur scène par Christophe Gratien. Trois ans plus tard, quatrième opus avec cette fois ci Nicolas Courret à la batterie et l’ancien Dolly, Nicolas Bonnière, à la guitare. Estelle Humeau prenant la basse. Un album qui semble marquer un nouveau départ avec un changement de label (PIAS) et un son enfin accessible au plus grand nombre.
A noter qu’à l’image du stakhanoviste Romain Humeau, le groupe multiplie souvent les participations et autres Tributes. C’est ainsi qu’on les retrouve derrière l’unique album de Philippe Houellebecq (comme musicien et compositeur en compagnie des futurs AS. Dragon), mais aussi dans les hommages à Jacques Brel (Le Plat Pays), Léo Ferré (Le conditionnel de Variété) et Michel Polnareff (Rosy). Eiffel est partout !
A ranger entre Noir Désir et Gamine
A écouter sur Myspace
A voir sur Youtube
Avant Eiffel : Le groupe s’appelait Oobik & the Pucks ; Xavier Bray a joué au seine de Virago ; Hugo Cechosz officiait au sein de Superflu ; Nicolas Bonnière était membre historique de Dolly
Que sont-ils devenus ?
En parallèle de l’activité Eiffel, Romain Humeau signe les arrangements de corde d’un titre de Noir Désir (Des visages, des figures), produit un album de Dominique A (Les enfants du Pirée) et sort un très bon album solo en 2005 (L’éternité de l’instant) qui aurait pu être labellisé Eiffel.
En 2003, Damien Lefèvre part à Londres enregistrer les parties Basse pour l’album de Luke. Groupe qu’il rejoint définitivement en 2004
Nicolas Courret quitte Eiffel pour une vie de famille plus tranquille. On le retrouve néanmoins derrières les futs de Bed ou encore d’Headphone
Fiche technique d’Eiffel
Ou : Bordeaux
Quand : depuis 1998
Site internet
Genre : Rock
Line up
1998 : Romain Humeau (Chant, Guit) – Fred Vitani (Basse) – Nicolas Courret (Batterie) – Estelle Humeau (Claviers, Guit)
1998 : Romain Humeau (Chant, Guit) – Damien Lefèvre (Basse) – Nicolas Courret (Batterie) – Estelle Humeau (Claviers, Guit)
2001 : Romain Humeau (Chant, Guit) – Damien Lefèvre (Basse) – Emiliano Turi (Batterie) – Estelle Humeau (Claviers, Guit) 2002 : Romain Humeau (Chant, Guit) – Damien Lefèvre (Basse) – Xavier Bray (Batterie) – Estelle Humeau (Claviers, Guit)
2003 : Romain Humeau (Chant, Guit) – Hugo Cechosz (Basse) – Emiliano Turi (Batterie) – Estelle Humeau (Claviers, Guit)
2007 : Romain Humeau (Chant, Guit) – Hugo Cechosz (Basse) – Christophe Gratien (Batterie) – Estelle Humeau (Claviers, Guit)
2009 : Romain Humeau (Chant, Guit) – Estelle Humeau (Basse) – Nicolas Courret (Batterie) - Nicolas Bonnière (Guit)
Albums
1999 : EP "L’affaire" (Eiffel Records)
2000 : EP "Abricotine & Quality Street" (Labels)
2001 : "Abricotine" (Labels)
2002 : "Le ¼ d’heure des ahuris" (Labels)
2004 : Live "Les yeux fermés" (Labels)
2007 : "Tandoori" (Labels)
2009 : "A tout moment" (PIAS)
Et s’il n’en reste qu’un
2001 : "Abricotine"
16 juillet 2009
Elektrolux
Quand ils qualifient leur musique, Elektrolux parle de « Twist soviétique » ou encore de musique « mécanique et obsessionnelle ». En fait du garage un tantinet Rockhabilly. Mais rien de grave, si ce n’est que « All Sham ! » n’est édité qu’à 300 exemplaires ! Beaucoup trop pour les membres du parti communiste… Et pas assez pour les fans du groupe ! Révolution ?
A ranger entre Veines et The Aggravation
Avant Elektrolux : The Singh, The Lift, David Watts, Bug.
Fiche technique d'Elektrolux
Ou : Marseille
Quand : depuis 2002
Site internet
Genre : Garage
Line up
Cédric (Chant, Guit) – Eric (Basse) – Manu (Batterie)
Albums
2003 : EP "S/T" (Auto production)
2004 : EP "S/T" (Auto production)
2006 : "S/T" (Auto production)
2006 : Split SP avec Subtle Turnhips (Jojo Records)
2008 : "All sham !" (Jojo Records)
07 juillet 2009
The Elderberries
The Elderberries nous vient du Puy-de-Dôme. Enfin, pas vraiment : un chanteur originaire du Lancashire près de Manchester puis rapidement irlandais ; deux frères qui usent leur fond de culotte sur les bancs d’une école du nord de Londres ; un canadiens de Torontto et… . Ah si, Yann Clavaizolle est auvergnat ! Et c’est vers l’âge de 14 ans que tout ce petit monde se retrouve à Clermont-Ferrand et décide de monter un groupe. Les disques des parents influencent les premières reprises : AC/DC, Ramones, Led Zep, Stooges… Et à 17 ans, The Elderberries compte déjà quelque 80 concerts et de belles premières parties avec Datsuns, El Presidente, Kill The Young, etc.
Repéré par les labels Sophiane et No Phono en 2004, le premier album est rapidement mis en boîte avec une superbe pochette signée Chuck Sperry qui a entre autre réalisé celles des Smashing Pumpkins, MC5, The Cramps ou encore Foo Fighters. Le second opus toujours produit par Denis Clavaizolle est mixé en Angleterre par Steve Orchard qui s’est notamment occupé de U2 et de Coldplay. Un gros son donc, lissé sur les entournures, mais très efficace. Ah oui, est-il nécessaire de le préciser, le groupe chante en anglais. Et pour compléter le tableau, notons que The Elderberries signe la BO du film "Hellphone", de James Huth.
J’oubliais, d’où vient le nom du groupe ? Chris Boulton nous explique : « D’un sketch des Monty Pythoin dans lequel des Français et des Anglais s’insultent ! Les Anglais crient « Ta mère est un hamster et ton père pue les fruits au sirop ». Et de préciser : « En France c’est cool, mais quand on va en Angleterre, ils trouvent ça bizarre ! ». Allez comprendre…
A ranger entre 7 Weeks et Bloody Mary
A écouter sur Myspace
A voir sur L’Internaute
Fiche technique de The Elderberries
Ou : Clermont-Ferrand
Quand : depuis 2002
Genre : Hard Rock
Line up
Chris Boulton (Chant) – Tom Pope (Guit) – Jamie Pope (Basse) – Ryan Sutton (Guit) – Yann Clavaizolle (Batterie)
Albums
2006 : SP “The little house” (No Phono / Sophiane Production)
2007 : "Nothing Ventured, Nothing Gained" (No Phono / Sophiane Production)
2007 : SP “Hellphone” (No Phono / Sophiane Production / Discograph)
2009 : “Ignorance & Bliss” (No Phono / Sophiane Production / Discograph)
01 juillet 2009
Enhancer
Fusion du rap et du hardcore, (communément appelé nu métal), Enhancer se revendique ouvertement de la scène américaine, de Korn aux Beasties Boys. A l’image du collectif Nowhere dont ils font partis aux côtés de Pleymo, AqMe, Wünjo et Noisy Fate. Après deux albums qui les placent sur le devant de la scène européenne, Enhancer signe son grand retour en 2006 avec « Electrochoc » qui comprend notamment un duo avec Kool Shen, la moitié sage de NTM et un DVD les captant en Californie dans les studios d'Elementree, le fief de Korn. Deux ans plus tard, le départ de Diffré et EDA se fait cruellement sentir dans la livraison de « Désobéir ». Les jolis soli de Davy, ex Pleymo, n’y changent pas grand-chose.
A ranger entre NTM et AqME
A écouter sur Myspace
A voir sur Youtube (avec Kool Shen). Et en live
Avant Enhancer : Pleymo (Davy)
Fiche technique d’Enhancer
Ou : Cergy Pontoise
Quand : depuis 1996
Genre : Métal
Line up
1996 : Vida (Chant) – Bill (Chant, Programmation) – Nitro (Chant) – Nejo (Batterie) – Q (Basse) – Difré (Guit) – EDA (Machines)
2008 : Vida (Chant) – Bill (Chant, Programmation) – Nitro (Chant) – Nejo (Batterie) – Marq (Basse) – Davy (Guit)
Albums
1997 : EP "Boys Band Creator" (Auto production)
1999 : EP "Biatchs" (Auto production)
2001 : "Et le monde sera meilleur" (Jaff / BMG)
2003 : "Sreet Trash" (Barclay / Universal) – 20 000 ex.
2006 : "Electrochoc" (Barclay / Universal)
2008 : "Désobéir" (Nowhere Prod)
03 juin 2009
The Elektrocution
Le rock n’est pas mort, The Elektrocution bande encore. Oui, les rouennais brandissent hauts et fiers, les étendards et les fanaux de la démesure rock pour que perdurent sang, sueur et larmes. Des vrais, des durs, des tatoués. Ceux qu’envoient : 1, 2, 3, 4. Et c’est parti !
Pour le reste, rien que du classique dans la vie du groupe : EP, concerts, LP, concerts, notamment avec Tokyo Sex Destruction et Lords of Altamont. Le quatrième opus est en route. En attendant, le groupe a glissé un titre (Don’t you run away) sur l’un des cinq CD de la compilation Wagram« I love rock » sortie fin 2007. Voyez, cher Elektrocution, même vos pairs ont fini par vous reconnaître.
A ranger entre les Dogs et Classic & Troubles
Fiche technique de The Elektrocution
Ou : Rouen
Quand : depuis 2000
Site internet
Genre : Rock
Line up
Antoine Boyer (Guit) – David Grandin (Guit) – Yann Bretey (Basse) – Maxime Prieux (Chant) – Yves Albuquerque (Batterie)
Albums
2001 : EP “Latin loser” (Auto production)
2003 : EP CD “Vagina Dentata” (Emergence Records)
2004 : EP Vinyl Couleur “Vagina Dentata” (Too mush fish in the sea)
2006 : "Open heart surgery" (Overcome Records)
2009 : EP “Rise to the sun” (Auto production)
26 mai 2009
Empyr
Super groupe à la française, Empyr réunit des anciens membres de Kyo, Vegastar, Watcha et Pleymo. Rien que ça ! La fine fleur du Métal poli et propre sur lui en un seul volume de décibel, les fans ne vont pas rater le rendez-vous. Alors coup marketing ou coup de cœur ? Une chose est sûre, la volonté de dépasser les limites du genre est clairement affichée. Non pas côté musical (Empyr ne révolutionne pas le Métal), mais en louchant dangereusement hors de nos frontières pour conquérir le marché anglo saxon. Un premier opus totalement en anglais suffira-t-il ? Réponse encore à venir.
A ranger entre Kyo, Pleymo, Watcha et Vegastar !
A écouter sur Myspace
A voir sur Youtube
Avant Empyr : Kyo (Florian Dubos, Benoît Poher) – Vegastar (Jocelyn Mose) – Watcha (Frédéric Duquesne) – Milk, Pleymo (Benoît Julliard)
Fiche technique d’Empyr
Ou : Paris
Quand : depuis 2007
Site internet France
Site internet international
Genre : Métal
Line up
Florian Dubos (Guit) – Jocelyn Mose (Batterie) – Frédéric Duquesne (Guit) – Benoît Julliard (Basse) – Benoît Poher (Chant)
Albums
2008 : "The peaceful riot" (Sony BMG)
2009 : EP “Skin” (Jive Epic / Sony BMG)
16 mai 2009
Edition Spéciale
Dans Edition Spéciale, l’ancien Triangle, Marius Lorenzini, laisse déjà sourdre ses affinités avec le Jazz. Ici, le Jazz Rock à la Weather Report se fait la part belle d’un univers très personnel. En 1977, pour le dernier album, Alain Gouillard y apporte un zeste de virtuosité tandis qu'en 1978, Mireille Bauer, ex Gong (et ex compagne de Pierre Moerlen, de Gong également), donne au groupe un son frais et nouveau. Un quatrième opus a été enregistré qui ne verra jamais le jour. Le troisième LP a été réédité par Muséa spécialisé dans le rock progressif.
A ranger entre Forgas et Shylock
Avant Edition Spéciale : Triangle (Martial Lorenzini) – Gong (Mireille Bauer)
Que sont-ils devenus ?
Entre la Marne et la région parisienne, Ann Ballester continue son activité de pianiste de jazz dans différentes formations associatives. Elle collabore avec Marius Lorenzini, qui lui aussi poursuit une carrière de jazzman.
Alain Gouillard joue avec Océan puis derrière Hubert Felix Thiéfaine de 1983 à 1993. Il accompagne ensuite Louis Bertignac durant sa tournée en Inde. On le retrouve sur 2 titres de PXXI et collabore avec Mickey Finn.
Josquin Turenne des Près rejoint Magma en 1978
Fiche technique d’Edition Spéciale
Ou : Paris
Quand : entre 1975 et 1980
Genre : Progressif
Line up
1975 : Marius Lorenzini (Guit) – Ann Ballester (Chant, Claviers) – Josquin Turenne des Près (Basse) – Jean-François Bouchet d’Angely (Batterie)
1977 : Marius Lorenzini (Guit) – Ann Ballester (Chant, Claviers) – Josquin Turenne des Près (Basse) – Alain Gouillard (Batterie)
1978 : Marius Lorenzini (Guit) – Ann Ballester (Chant, Claviers) – Alain Gouillard (Batterie) – François Grillot (Basse) – Mireille Bauer (Percussions)
Albums
1975 : "Allée des Tilleuls"
1977 : "Alicante"
1978 : "Horizon digitale"
16 janvier 2009
Eclat de Vers / Eclat
Dans la même veine que leur voisin Arrakeen d’Aix-en-Provence, les néo prog d’Eclat de Vers ont eu du mal à imposer leurs mélopées progressives en français à l’aune des années 90. Un peu trop maniéré ? Un peu trop sérieux ? L’heure était déjà au rap et à la techno… Pourtant ces musiciens ont déjà roulé leur bosse, notamment les deux créateurs du groupe puisque Alain Chiarazzo est un ancien de « Quartiers Nord » et que Denis Carnevali a sorti un disque produit par Polygram et Francis Lalanne. D’ailleurs, dès 1989, le groupe remporte un tremplin rock à Arles. Un an et plusieurs concerts (dont la première partie de Jean-Louis Aubert) passent et Pascal Versini arrive aux claviers et Laurent Thomann remplace Serge Manzo à la basse. Mais coup dur après la sortie de leur disque : Denis Carnevali annonce qu’il quitte le groupe pour devenir écrivain. Alain Chiarazzo le remplace au pied levé.
En 1992, Eclat de Vers devient Eclat et sort en octobre le deuxième album sobrement intitulé « Eclat II ». La même année, Eclat dans son entier, accompagné à la seconde guitare par Michel Isnard, se retrouve en studio pour enregistrer le morceau « Circus » avec Christian Descamp (Ange) au chant. Morceau qui sortira sur une compilation. En 1993, le groupe croise la route d’Arrakeen à l'occasion d’un festival. Peu après Pascal Versini s’en va. Il est remplacé par Thierry Massé : Alain Chiarazzo ne pouvant assurer trop longtemps le chant, la guitare et les claviers ! En 1995, les marseillais décident de prendre une année sabbatique. Année durant laquelle Alain Chiarazzo et Michel Isnard enregistrent un album avec Philippe Troisi. Ce même Philippe Troisi tenant la basse dans Eclat au moment de sa reformation en 1996. CQFD. Après la sortie des deux premiers albums sur un seul CD appelé « Vol. I&II », le troisième album sort chez Kesako en 1997. L’infidélité à Muséa ne dure que le temps de cet opus, puisque l’album public de 1998 marque le retour au bercail. Un live qui retrace l’aventure japonaise des français. Depuis le groupe multiplie les prestations dans de nombreux festivals de musique progressive à travers le monde. En 2003, le groupe étoffe ses harmonies avec l’arrivée de Jérôme Leroy au sax et à l’accordéon. Mais les musiciens s’essoufflent. Les anciens s’en vont (Fabrice Di Mondo, Bruno Ramousse), les nouveaux ne restent pas (Jérôme Leroy)… En 2005, Fred Schneider redonne pourtant un coup de fouet à l’ensemble accompagné du batteur italien, Marco Fabbri du groupe transalpin Odessa
A ranger entre Arrakeen et Ange
Avant Eclat : Quartier Nord, Léda Atomica (Alain Chiarazzo) ; Odessa (Marco Fabri)
Que sont-ils devenus ?
En 1991, Denis Carnevali quitte le groupe pour devenir écrivain...
Fiche technique de Eclat de Vers / Eclat
Ou : Marseille
Quand : depuis 1989
Site Internet
Genre : Progressif
Line up
Eclat de Vers
1989 : Alain Chiarazzo (Guit) – Denis Carnevali (Chant) – Fabrice Di Mondo (Batterie) – Serge Manzo (Basse)
1990 : Alain Chiarazzo (Guit) – Denis Carnevali (Chant) – Fabrice Di Mondo (Batterie) – Pascal Versini (Claviers) – Laurent
Thomann (Basse)
1991 : Alain Chiarazzo (Chant, Guit) – Fabrice Di Mondo (Batterie) – Pascal Versini (Claviers) – Laurent Thomann (Basse)
Eclat
1992 : Alain Chiarazzo (Chant, Guit) –Fabrice Di Mondo (Batterie) – Pascal Versini (Claviers) – Laurent Thomann (Basse) – Michel Isnard (Guit)
1993 : Alain Chiarazzo (Chant, Guit) – Fabrice Di Mondo (Batterie) - Laurent Thomann (Basse) – Michel Isnard (Guit) – Thierry Massé (Claviers)
1994 : Alain Chiarazzo (Chant, Guit) – Fabrice Di Mondo (Batterie) - Michel Isnard (Guit) – Thierry Massé (Claviers) – Christian Magro (Basse)
1996 : Alain Chiarazzo (Chant, Guit) – Fabrice Di Mondo (Batterie) - Michel Isnard (Guit) – Thierry Massé (Claviers) – Philippe Troisi (Basse)
1999 : Alain Chiarazzo (Chant, Guit) – Fabrice Di Mondo (Batterie) - Thierry Massé (Claviers) – Bruno Ramousse (Basse)
2003 : Alain Chiarazzo (Chant, Guit) – Fabrice Di Mondo (Batterie) - Thierry Massé (Claviers) – Bruno Ramousse (Basse) – Jérôme Leroy (Sax, Accordéon)
2005 : Alain Chiarazzo (Chant, Guit) – Thierry Massé (Claviers) – Fred Schneider (Basse) – Marco Fabri (Batterie)
Albums
Eclat de Vers
1991 : "Eclat de Vers" (MSI)
Eclat
1992 : "Eclat II" (Muséa)
1997 : "Volume 3" (Kesako)
1998 : Live "Marseille-Tokyo" (Muséa)
2002 : "Le cri de la terre" (Muséa)
14 janvier 2009
Eths
Ce qui frappe avant tout chez Eths, c’est la voix de Candice. Quel panel ! Quel coffre ! Susurrée, hurlée ou chantée, cette voix traverse les octaves comme d’autres passent les murailles : avec enchantement. La musique des marseillais s’en trouve bouleversée jusqu’à exploser du côté obscure du métal. Une telle puissance est assez rare, il faut en convenir.
Né avec le collectif marseillais Coriace, Eths prend véritablement son envol en 2003 avec la sortie du second EP. Fort du succès régional de leur production, le groupe réédite leur premier maxi « Autopsie ». L’occasion de glisser quelques titres dans divers samplers de la presse spécialisée. En 2004, c’est le premier album qui leur ouvre les portes des principaux festivals belges et français. Un opus où l'on retrouve Phil Curty de Lofofora. Eths est désormais une des figures de proue du Métal hexagonal. Les radios spécialisées (comme Le Mouv’ et certaines télés à l’image de MCM et MTV) s’emparent alors du phénomène. Résultat : le disque s’écoule à quelque 25 000 exemplaires. Pas mal pour du Métal ! Un beau parcours qui permet au groupe de revenir dans les bacs avec un nouvel album en 2007. Là aussi, un membre de Lofofora est crédité en la personne du chanteur Reuno Wangermez. Un album que Matt Le Chevalier ne va défendre qu’un an puisqu’il quitte le groupe fin 2008.
A ranger entre Enhancer et Watcha
A écouter sur Myspace
A voir sur Youtube
Fiche technique de Eths
Ou : Marseille
Quand : depuis 1999
Site Internet
Genre : Métal
Line up
1999 : Candice (Chant) – Staif (Guit) – Greg (Guit) – Matt Le Chevalier (Batterie) – Geoffrey (Basse)
2009 : Candice (Chant) – Staif (Guit) – Greg (Guit) – Geoffrey (Basse)
Albums
1999 : SP "Encore" (Auto production)
2002 : EP "Autopsie"
2003 : EP "Samantha"
2004 : "Soma" (Sriracha Sauce)
2007 : "Tératologie" (Coriace Management)